Mémoire et Identité >>>>>>>>>>>



cc la team ! voici notre page blog pour vous parlez de quelques films visionné lors du festival PCMMO qui a eu lieu dans Paris et ses alentours en lien avec notre cours d'histoire à la Fac :)













Hermine Trevisan

April 3, 2026

33 reads

Voyage dans la mémoire - Hala Mohammad 2006



Vendredi 3 avril, je suis allée voir le film

Voyage dans la mémoire à l’institut des

cultures d’islam, au 53 rue Stephenson.

Je ne savais pas vraiment à quoi

m’attendre en y allant, mais ce

documentaire m’a marquée.

Ce film fait partie du programme de la 21e

édition du festival « Panorama des cinémas du

Maghreb et du Moyen-Orient ». Il a été réalisé

en 2006 par Hala Mohammad, une poétesse, réalisatrice et comédienne syrienne, qui est aussi la marraine de cette édition du festival. Elle est née à Lattaquié, sur la côte syrienne et à travers ses créations, elle cherche à créer des liens entre la Syrie et l’Europe, notamment après avoir étudié le cinéma en France.



Dans ce documentaire de 45 minutes, on suit trois hommes, Faraj Berekdar un poète, Yassin El Haj Saleh un écrivain et Ghassan Jebai un dramaturge. Ce sont d’anciens prisonniers d’opinion en Syrie, qui ont passé plusieurs années dans la prison de Palmyre. Le film les accompagne lorsqu’ils retournent là-bas pour la première fois depuis leur détention.



Une grande partie du film se passe dans une voiture, pendant le trajet jusqu’à

Palmyre. Hala Mohammad leur pose des questions sur ce qu’ils ont vécu et peu

à peu ils racontent. Ce que j’ai trouvé fort, c’est justement cette proximité,

on est avec eux, dans cet espace très réduit et on a presque l’impression

de faire le trajet avec eux. Leur parole est entrecoupée de plans de paysages

et de panneaux qui indiquent la distance restante avant d’arriver.

Ça donne un rythme particulier au film et ça renforce aussi l’attente, presque

comme une montée vers quelque chose de difficile.



Ce retour à Palmyre est un moment important pour eux. L’un d’eux dit

« Pour moi c’est plus qu’un voyage, c’est une catharsis », ils

retournent dans un endroit qui a marqué et changé leur vie. On comprend que

c’est une façon de ne pas oublier, parce que comme ils le disent, « oublier, c’est disparaitre ». Filmer ce témoignage permet de garder une trace de ce qu’ils ont vécu sous la dictature,



mais aussi de transmettre cette mémoire..



Pendant la projection, on ressent que ce trajet est aussi une forme de libération. Le fait de parler ensemble, de mettre des mots sur leurs souvenirs, semble leur permettre d’avancer. Comme si, une fois arrivés à Palmyre, une partie de leur passé pouvait enfin être laissé derrière eux.



Ce qui m’a aussi frappé, c’est que le film est sorti en 2006, donc bien avant la révolution syrienne. A ce moment-là, très peu de choses étaient dites sur la prison et les prisonniers d’opinion en Syrie. C’était un sujet tabou. Ce documentaire permet donc vraiment de rendre visible une réalité dont on parlait très peu.



En sortant, je me suis dit que c’était un film important, parce que c’est un moyen de garder une trace et de se souvenir. Ce n’est pas un film spectaculaire, mais il reste dans la tête.





INSURRECTION - Jilani Saâdi 2021



April 9, 2026

Maëlle Bellorini -



Ce jour là, dans la salle bleu de

cinéma de ma fac où il fait chaud sa

mère, on a découvert le film

Insurrection, de Jilani Saâdi. Je

m’attendais pas forcément à

grand-chose, mais très vite jme suis

attaché aux personnages et à la situation dans laquelle ils se trouvaient tous. Ca montre le parcours de 4 perso, donc un vieillard muet et tétraplégique qui se fait dessus du nom de Hadj, une meuf, Baya qui se fait larguer par son mari, Mosmar, un boxeur raté et Oueld Jennet avec ses chaussures en néon… tous les 4 se retrouvent ensemble, à vagabonder dans les rues de Tunis. ils finissent par former une identité collective, une sorte de famille de circonstance. Ils s'engueulent, mais ils chantent et dansent aussi. C’est comme si, en étant ensemble, ils retrouvaient une dignité que la société leur refuse. Puis y’a ces éléments un peu mystique qui apparaissent au fil du film comme ces rayons de lumières venant du ciel, en mode God is here et il te regarde bahaha.



Et ces espèces de projections d’un rond point de la ville de Tunis dans le ciel, du style “faut allé la bas”, je sais pas trop ce que le réal a voulu dire/faire par là.. Mais surtout c’est la manière dont ces 4 loustiques passent leur soirée ensemble, ils n’ont strictement rien avoir entre eux et pourtant ils sont là, à traîner, festoyer dans les rues vides qui m’a plu. Côté mise en scène, j’ai adoré les plans en hauteur, sûrement faits au drone. On voit les personnages marcher, et la caméra s'éloigne vers le haut pour offrir une perspective immense. Ça les rend minuscules, comme des fourmis perdues dans l'histoire de la ville. J’ai aussi flashé sur le jeu de lumière des lampadaires : comme ils sont éloignés, les personnages passent d'une zone éclairée au noir total. Visuellement, ça illustre bien leur situation, ils oscillent entre l'existence (la lumière) et l'oubli (l'obscurité).



Concernant la fin j'étais dubitative? je vous avoue j’ai pas capté grand chose de cette fin. On passe à de la VFX niveau débutant, y’a une sorte de tsunami qui les emporte??? Le réal avait expliqué à la fin de la séance qu'il était lui même le producteur de son film et que l’argent venait de lui et qu’il en avait pas forcément assez pour mettre beaucoup dans la VFX, et il a ajouté que c’est un ami à lui qui a fait tous les effets spéciaux. J’ai bien aimé qu’il dise ça parce que ça prouve qu’on peut faire un film chouette avec pas beaucoup de budget et avec des amis c’est encore mieux.











With Hasan in Gaza - Kamal Aljafari 2025



Marguerite Guillard



Coucou les copains !

Asset


Moi aussi, j'étais au cinéma l'Ecran de Saint-Denis dimanche dernier avec Hermine. C'est un de mes cinémas préférés, pas très loin de chez moi, alors j'y vais régulièrement.

Je suis restée regarder le film de Kamal Aljafari, With Hasan in Gaza, montré en avant-première.

With Hasan in Gaza est un documentaire qui suit Hasan en Palestine, à la recherche d'un de ses compagnons de prison de début des années 2000.

C'est un film important, nécessaire, touchant, qui raconte les palestiniens, les familles, les enfants, les habitants de Gaza qui essayent de survivre en ces temps inhumains.

Hasan cherche son ancien ami, sans rien connaître de lui, ni sa famille, ni sa ville, ni ce qu'il fait. Le documentaire se retrouve alors être une déambulation dans Gaza, à observer et questionner comment vivent les Gazaouis.



Il y a une thématique qui m'a particulièrement touchée dans ce film. Les enfants. Le réalisateur les filme dans leur réalité. On réalise vite qu'ils sont très nombreux, et surtout qu'ils ont toujours vécu sous les bombes. Le décalage avec notre enfance m'a vraiment touchée, on parle ici d'enfants qui n'ont pas de véritables maisons, pas d'endroits stables où étudier, qui n'ont pas de quoi se nourrir convenablement tous les jours. Pourtant, Kamal Aljafari les montre souriants, rieurs et joueurs, malgré la menace constante. Ils sont tous subjugués par la caméra de Kamal et veulent être pris en photo. C'est là que la question se pose : ils ne sont jamais pris en photo ? et pourquoi insistent-ils autant pour qu'on les photographie ?



Asset




Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais la photographie de nos jours est indispensable, on se prend toujours en photo, pour voir à quoi on ressemble, pour envoyer des nouvelles à nos familles ou amis, pour garder une trace de nous à un moment et un endroit précis. Ces enfants à Gaza n'ont que très peu accès à cette technologie, et ils n'ont pas tout à fait le même rapport à celle-ci que nous. Mais on remarque que c'est très important pour eux de savoir qu'ils sont pris en photo, même sans voir après les images. Plus que les adultes. Inconsciemment, ils veulent laisser une trace d'eux-même, faire savoir qu'ils ont existé, leur vie étant si tangible. Leur identité est refoulée par leurs oppresseurs, qui veulent y mettre un terme, qui les déshumanisent.



C'est aussi normal qu'ils veulent laisser une trace d'eux dans le monde : ils ont tout perdus, leurs maisons sont brûlées, leurs aînés sont pour beaucoup en prison ou morts sous les coups israéliens, alors ils n'ont pas accès à cette mémoire collective, la culture du pays ou familiale. Laisser une trace d'eux, c'est se laisser exister et garder la mémoire du peuple palestinien, à défaut de vivre.



Allez voir ce film, si vous en avez l'occasion les loulous ! Au-delà des enfants qui veulent être pris en photo, il traite de la vie, ou survie, dans la zone de Gaza sous la menace incessante. C'est une déambulation sous les débrides des maisons, les jeux de cartes, les soldats israéliens, une poésie sous un couché de soleil, et de la musique. De très jolies images qui nous apprennent beaucoup, c'est le top !!



Bisouuuus 💋





Intersecting Memory - Shayma Awawdeh 2025



Hermine Trevisan

May 3 2026



Hello Hello,



Dimanche dernier, petite sortie ciné improvisée … et franchement, quelle bonne idée. Je suis allée voir Intersecting Memory dans un tout petit cinéma indépendant à Saint Denis, juste à côté de la basilique. Vous savez, ce genre de lieu un peu caché, où on se sent bien direct, exactement le type d’endroit que j’aime

Asset


Le film faisait partie du festival « Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient ». Je vous en avais déjà parlé, j’avais vu plusieurs films dans ce cadre-là. Mais cette fois, j’y suis allée un peu à l’aveugle, et finalement, aucune déception.



Le documentaire, réalisé en 2025 par Shayma Awawdeh, est construit à partir d’images d’archives. Elle y revisite son enfance et sa mémoire en sélectionnant des images d’enfants, un choix qui n’est évidemment pas anodin. A travers son regard, on découvre à la fois son histoire personnelle, mais aussi celle d’enfants vivant pendant la seconde Intifada

Asset




Ce qui m’a vraiment marquée, c’est ce point de vue centré sur les enfants. La manière dont ils font face à l’horreur … c’est à la fois dur et puissant. J’étais tellement absorbée par les images que j’en oubliais presque de lire les sous titres, ça vous est déjà arrivé ?



Bref, c’est un film que je vous recommande sincèrement. Si vous avez l’occasion de le voir, foncez !!!



Bisous Bisous.







Paragraph 6 text...



Paragraph 7 text...



Paragraph 8 text...

07:33 PM
ech0

je ne parle pas francais but je pense cette article est tres interesnate

raskatum

Cool de trouver d'autres francophones ! Tu es a quelle fac pour voir des films intéressants comme ça ? J'avais vu Insurection quand il était sorti mais les autres ont l'air grv intéressant (surtout pour mieux comprendre ton avis tbh)

limk

Paris 8 ! st-Denis